dimanche 9 mars 2008

L'elargissement européenne



Le 1er mai 2004, soit à peine quinze ans après la chute du Mur de Berlin, l'Union européenne est passée à vingt-cinq Etats membres avec l'accueil de dix nouveaux pays. Ce processus d'élargissement est loin d'être achevé puisque deux nouveaux pays ont rejoint l'UE au 1er janvier 2007 tandis que de nouvelles négociations se sont ouvertes dès 2005 avec la Turquie et la Croatie et que d'autres pays manifestent, eux aussi, leurs ambitions européennes. Au delà du défi institutionnel d'un fonctionnement à vingt-sept et du coût économique de cette intégration, les frontières de l'Europe élargie posent la question de ses rapports avec les nouveaux voisins, notamment la Russie et l'Ukraine à l'Est, et le pourtour méditerranéen.


L'union européenne élargie - Cliquez sur la carte pour l'agrandir
Ce processus, amorcé avec les profonds changements intervenus dès 1989 dans les pays d'Europe centrale et orientale, a été marqué par plusieurs étapes difficiles pour les Etats postulants, mais également par des bouleversements concernant les quinze Etats membres, tant au niveau politique qu'économique ou social.

Différentes conceptions de l'évolution future de l'Union européenne ont coexisté au sein des Etats membres depuis le début des années 1990, partagés entre l'élargissement et l'approfondissement, alors que les candidats cherchaient, eux, la meilleure manière de s'y intégrer rapidement.

Cependant, après la grande vague d’adhésion de 2004, c'est la notion de "capacité d'intégration" (dite aussi " capacité d'absorption") qui commence à dominer dans ces débats. La stratégie d’élargissement a été redéfinie en 2005, puis confirmée en 2006, enrichie notamment par l’expérience du sixième élargissement, celui de la Bulgarie et de la Roumanie.

Le cheminement vers les deux derniers élargissements, celui de 2004 et celui de 2007, a été tracé par différents programmes d'aide et de coopération visant à rapprocher progressivement les niveaux de développement et de fonctionnement des systèmes économiques entre les candidats et les Etats membres, jusqu'aux ultimes négociations sur le financement de l'élargissement. Ces mesures ont également favorisé l'essor des échanges commerciaux entre l'Union européenne et les Etats postulants.

Ces élargissemens représentent des événements majeurs dans l'histoire récente de tout le continent européen. Les enjeux de ce processus restent considérables, tel le coût global de l'élargissement, ses conséquences économiques, sociales, et enfin, le fonctionnement de la nouvelle Europe élargie et sa position dans le monde.

Auguste Rodin



Auguste Rodin (François-Auguste-René Rodin) est né le 12 novembre 1840 à Paris, dans une famille modeste. Admis en 1854 à l'école de dessin et de mathématiques dite "la Petite École", il découvre la sculpture l'année suivante. Il échoue à trois reprises au concours d'entrée à l'Ecole des Beaux-Arts et travaille alors comme artisan chez plusieurs décorateurs et sculpteurs officiels (Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Antoine-Louis Barye,...).
Il commence à exposer ses propres oeuvres à partir de 1864 mais ce n'est qu'après un voyage en Italie où il découvrit Donatello et Michel-Ange qu'il commence à être remarqué par le public, notamment au Salon de 1877 avec L'Age d'airain.
Son talent s'impose en 1879 avec son Saint Jean-Baptiste et il ira ensuite de succès en succès.
Le Musée des Arts décoratifs lui commande une porte monumentale pour laquelle il s'inspire du thème de la Porte de l'Enfer de Dante, mais il la laisse inachevée en 1885 après cinq années de travail et après avoir commencé le monument des Bourgeois de Calais (inauguré en 1895). Il exécute aussi plusieurs oeuvres majeures comme les célèbres Le Penseur (1882), Le Baiser (1886), Victor Hugo (1891), Balzac (1893), etc, qui révolutionnent la sculpture, ainsi que plusieurs milliers de dessins et aquarelles. En 1900, une rétrospective de son oeuvre est organisée pour l'exposition universelle.
En 1916, malade, Auguste Rodin donne ses collections à l'État. Il décède le 17 novembre 1917.

Espace Européen


Parlement Européen

Organe législatif composé de 626 membres élus au suffrage universel direct pour cinq ans. Partage le rôle législatif ave le Conseil de l' Union européenne: il donne des avis ou co-décide, selon les sujets. Exerce une surveillance démocratique sur les instituitions et notamment sur la Comission, qu'il peut censurer. Établit, conjointement avec le Conseil, le budget annuel de l'Union.


Cour de Justice des Communautés européennes

Créée en 1952, elle veille au respect et à l'interpretation uniforme du droit communautaire, c'est-à-dire de la "législation eu ropéenne". Elle compte un juge par état membre, nommé d'un commun accord par les États membre, nommé d'un commun accord par les États membres pour enu durée de six ans. Pour l'aider dans sa tâche, un Tribunal de première instance a été créé em 1989

Banque Centrale Européenne

Instaurée en 1977, elle contrôle la légalité et la régularité des recettes et des dépenses communautaires, et s'assure de la bonne gestion financiére du budget européen. Organe composé de quinze membres nommés pour six ans.

Conseil Économique et Social

Organe de consultation préalable à l'adoption de directives dans les domaines économique et social. Il compte 222 membre nommés par les gouvernements pour quatre ans et représentant les différents acteurs socio-économiques.

jeudi 13 décembre 2007

Enfants du Monde

Mondialisation


La devise de la France


« Liberté, Égalité, Fraternité » est une devise issue de la Révolution française. Le premier à en faire usage dans un cadre officiel est Maximilien de Robespierre, dans son Discours sur l'organisation des gardes nationales, le 5 décembre 1790 à l'Assemblée Nationale. Les termes sont repris par le Club des Cordeliers le 29 mai 1791, puis par Jean-Nicolas Pache (maire de la commune de Paris, il fait peindre sur les murs, le 21 juin 1793, la formule : « Liberté, Égalité, Fraternité, ou la mort »). La devise est progressivement abandonnée avec la fin de la révolution.


La devise ressurgît avec la révolution de 1830. Elle est ensuite régulièrement revendiquée par différents révolutionnaires, en particulier le socialiste
Pierre Leroux, qui participera largement à sa reconnaissance comme principe de la République. Avec la révolution de 1848, la IIe République l’adopte comme devise officielle le 27 février 1848, grâce à Louis Blanc. Sous la IIIe République, la devise est adoptée comme symbole officiel de la République.

Entre-temps, elle sera mise à mal avec les principes mêmes de la République : elle sera supprimée sous l'
Empire et la Restauration, puis sous le Second Empire, et enfin sous le régime de Vichy.

Liberté


Premier mot de la devise républicaine, la liberté. La Déclaration des droits de l'homme de 1793 la définit ainsi : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. ». « Vivre libre ou mourir » fut une grande devise républicaine


Égalité


Deuxième terme de la devise de la République, le mot égalité signifie que la loi est la même pour tous, que les distinctions de naissance ou de condition sont abolies et que chacun est tenu à mesure de ses moyens de contribuer aux dépenses de l'État. La déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 déclare que : « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. » Selon la déclaration des droits de l'homme de 1795 : « L'égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. L'égalité n'admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. »


Fraternité


Troisième élément de la devise de la République, la fraternité est ainsi définie dans la Déclaration des droits et devoirs du citoyen figurant en tête de la Constitution de l'an III (1795) : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir ».
Pendant la
Révolution française, « la fraternité avait pleine vocation à embrasser tous ceux qui, français ou étrangers, luttaient pour l’avènement ou le maintien de la liberté et de l’égalité ».
Selon
Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit, « Autant la liberté et l'égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d'autrui. C'est donc un mot d'ordre moral. »